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  • Photo du rédacteurSarah Haccoun-Desgagné

Démystifier les étirements en course à pied

Les étirements ont longtemps été entourés de mythes et de croyances contradictoires, suscitant des débats quant à leur réel impact sur le corps. Certains les considèrent comme essentiels, tandis que d'autres remettent en question leur efficacité réelle. Voici donc les mythes les plus répandus en lien avec la course à pied :


Mythe : Les étirements préviennent les blessures

Réalité : Des étirements statiques effectués lors de la période d’échauffement ne contribuent pas à diminuer le risque de blessure. En fait, de récentes études suggèrent même que les étirements statiques avant l'exercice pourraient augmenter l’incidence des blessures. Les étirements balistiques, quant à eux, peuvent être pertinents lors de l’échauffement afin d’augmenter la température corporelle du corps, en autant qu’ils soient faits dans des amplitudes fonctionnelles. Il pourrait également y avoir un effet positif des étirements réguliers à distance des entraînements pour réduire les risques de blessure.


Mythe : Les étirements améliorent les performances sportives

Réalité : Les étirements statiques lors d’échauffement ont une influence potentiellement négative sur la vitesse, la force, l’impulsion et l’endurance (surtout si le temps d’étirement est de > 60 secondes). Par contre, les étirements réguliers à distance des performance sportives pourraient avoir une influence positive sur la vitesse, la force et l’impulsion. Les études à ce sujet demeurent toutefois limitées.


Mythe : Les étirements sont efficaces pour réduire les courbatures

Réalité : Les étirements, qu’ils soient statiques ou dynamiques, ne semblent pas avoir un effet significatif sur la réduction des courbatures après l'exercice qu’il soit pratiqués avant, pendant ou après. L’effet de soulagement ressenti lors des étirements est seulement temporaire !


Mythe : On ne peut pas être « trop souple »

Réalité : Les personnes trop flexibles seraient plus à risque de se blesser et bénéficieraient davantage d’un programme de stabilisation musculaire que d’un programme d’étirement.


Démystifier les croyances entourant des étirements en course à pied est essentiel pour une pratique sportive plus informée et efficace. Bien que les étirements aient longtemps été considérés comme indispensables, la recherche actuelle suggère une approche plus nuancée.


Références :


La Clinique du Coureur

Bryant J, Cooper DJ, Peters DM, Cook MD. The Effects of Static Stretching Intensity on Range of Motion and Strength: A Systematic Review. J Funct Morphol Kinesiol. 2023 Mar 24;8(2):37. doi: 10.3390/jfmk8020037. PMID: 37092369; PMCID: PMC10123604.


Jamtvedt G, Herbert RD, Flottorp S, Odgaard-Jensen J, Håvelsrud K, Barratt A, Mathieu E, Burls A, Oxman AD. A pragmatic randomised trial of stretching before and after physical activity to prevent injury and soreness. Br J Sports Med. 2010 Nov;44(14):1002-9. doi: 10.1136/bjsm.2009.062232. Epub 2009 Jun 11. Erratum in: Br J Sports Med. 2012 Jul;46(9):688. PMID: 19525241.


Konrad A, Močnik R, Nakamura M, Sudi K, Tilp M. The Impact of a Single Stretching Session on Running Performance and Running Economy: A Scoping Review. Front Physiol. 2021 Jan 20;11:630282. doi: 10.3389/fphys.2020.630282. PMID: 33551850; PMCID: PMC7857312.


Herbert RD, de Noronha M. Stretching to prevent or reduce muscle soreness after exercise. Cochrane Database Syst Rev. 2007 Oct 17;(4):CD004577. doi: 10.1002/14651858.CD004577.pub2. Update in: Cochrane Database Syst Rev. 2011;(7):CD004577. PMID: 17943822.


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